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"Le voyage est un travail et, sans doute aussi, un art. Il n'autorise pas le laisser-aller, mais requiert le meilleur de notre acuité."
Extrait: "Du volcan au chaos, Journal sicilien" d'Edith de la Héronnière, aux éditions Pygmalion:
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Hameau Albert 1er à Chamonix: un hôtel remarquable
Posté le 30 octobre 2002 à 22:07:17 CET par pipps |
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bambi a écrit : "Etaient-ce mes cheveux blancs et en désordre, mon expression pleine d’attente professionnelle mais marrie de la pluie qui tombait sur Chamonix, cachant l’altière chaîne du Mont-Blanc; ou encore les épais documents de travail s’enfuyant de la grosse enveloppe mal coincée sous mon bras, la foule des spécialistes en chandail (on est à la montagne, que diable!) se préparant aux débats techniques sur l’avenir des sports de la neige et l’aménagement des ressources en eau?
Quelle que soient les raison de ma mine égarée, Mme Carole Guérin, qui avait la lourde charge de cornaquer et de rencarder les journalistes invités à couvrir EN MEME TEMPS deux colloques (imaginez l’agitation) se déroulant dans des localités différentes: - à Chamonix, dans les beaux locaux de l’Ecole nationale des sports alpins, et à Megève, au Palais des Sports - Mme Guérin, donc, m’avertit qu’elle m’avait logé à l’Albert 1er. Bien! Je ne connaissais pas les considérables ressources hôtelières de Chamonix mais un lit d’assuré pour la nuit, donc! Je pouvais me concentrer sur mon travail. Un des résultats de ce labeur peut être consulté dans ce même site (c’est l’article précédent)
Eh bien, le Hameau Albert 1er fut une authentique révélation. Je l’écris sincèrement. A deux pas de l’ENSA, l’établissement compte un élégant bâtiment central et trois chalets comprenant douze chambres en annexes, le tout formant comme un hameau savoyard au confort exceptionnel et au luxe discret. Il y a une grande piscine couverte, turquoise même en hiver. Les chalets sont faits de vieux bois récupérés de mazots d’alpage oubliés en Savoie, en Suisse et en Italie. Après les avoir démontés et transportés, planche par planche, Pierre et Martine Carrier, les hôteliers, en ont récupéré le bois patiné qui a été replacé sur et dans les structures nouvelles avec lesquelles il se marie admirablement (architecte Pierre Ferreri). Ah, l’impression sensuelle et satinée des antiques planchers de bois patinés par les siècles lorsque, la plante des pieds nus caressée par le fin grain tiède du sol, on se rend jusqu’à la grande salle de bains adjacente où l’on rendra les armes dans une réconfortante baignoire jacuzzi. Ce qui m’a frappé également, c’est la cheminée dans la vaste chambre, la qualité de la literie et des linges de toilette, c’est le choix d’excellents produits de toilette offerts à l’hôte...
Le petit déjeuner ... exquis. Le beurre en matole a le goût de beurre non industriel, les confitures sont maison , les fromages sont de la région, les charcuteries ont été fumées sous la borne (cheminée traditionnelle des fermes savoyardes) qui se trouve dans le restaurant même, le café n’est pas rationné, ni les pains et viennoiseries.
Je n ‘ai pas eu l’occasion de prendre un repas (ce n’est que partie remise, je me l’assure), mais, foi de gourmand, j’ai lu le menu du jour “tout cochon” ou le cochon de la tête au pied:
Les charcuteries fumées dans la borne, salade d’herbes.
Boudin de la maison, “carti à la chirve” (dialecte local?).
Pied de cochon grillé, sauce béarnaise.
Filet mignon de porc rôti au genièvre façon Chamoniard.
Les fromages de Savoie.
La “vrè” de toutes les tartes de la Grand-Mère, glace vanille et sorbet.
Chocolats et madeleines au miel.
Scrongnieunieu !
A l’apéritif, il est proposé le vin d’Ayze pétillant en carafe, accompagné de saucisson d’âne et de Magland fumé sous la borne, croûtons au fromage, croûtons à la rillette de jambon, biscuit aux pieds de cochon.
Le hameau Albert 1er comporte un hôtel de charme de 27 chambres, la Ferme de 12 chambres, un centre de détente, le restaurant gastronomique Albert 1er (non fumeur) - 18/20 au Gault et Millau - 3 toques, la Maison Carrier qui est un restaurant de pays dans la Ferme, face au Mont-Blanc.
L’Albert 1er célèbre son siècle d’existence en 2003. En effet, dès l’arrivée du chemin de fer à Chamonix, Joseph Carrier, propriétaire d’une société de diligence, construit en 1903 un hôtel-pension “du Chemin de fer” vite rebaptisé Albert 1er en hommage au roi des Belges, grand adepte de la station. Viennent successivement aux commandes François-Joseph et Clotilde Carrier, Marcelle et André Carrier puis, aujourd’hui, Pierre et Martine Carrier. La cinquième génération de cette lignée d’hôteliers, les jeunes Pierre et Perrine, prendront un jour la relève. Les photos d'album ci-contre donnent l'atmosphère du lieu..
Un mot encore: l’établissement est membre de la chaîne des Relais et Châteaux. Adresse: 119 Impasse du Montenvers, Chamonix. Tél. + (0)450 53 05 09 . Fax +(0)450. 55 95 48
(mfl)
Photos Schaff et Atelier Esope: une des chambres du Hameau, vue générale estivale de l'hôtel, vue d'hiver, etc.
P.S. Merci, Carole Guérin, d’avoir fait héberger TravelMag dans cette bonne auberge. Vous savez que le texte ci-dessus n’est pas une pub cachée - TravelMag est publié sans but lucratif - mais pourquoi faire le silence sur une belle expérience plutôt rare dans un monde point toujours drôle?
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