Reporters sans frontières:"N'attendez pas qu'on vous prive de l'information pour la défendre"
"Le voyage est un travail et, sans doute aussi, un art. Il n'autorise pas le laisser-aller, mais requiert le meilleur de notre acuité."
Extrait: "Du volcan au chaos, Journal sicilien" d'Edith de la Héronnière, aux éditions Pygmalion:
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SRI LANKA : La perle et la rosée au jardin d'Eden
Posté le 04 décembre 2002 à 15:48:35 CET par bfavre |
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bambi a écrit : "Douze heures de vol avec une escale à Male (Maldives) séparent l’Europe continentale de cette île énigmatique. On la décrit volontiers comme une larme tombée de la joue de la déesse Inde ou comme une perle échappée d’un collier de Lackmi, femme de Vichnou. Située entre les 6ème et 10ème degrés de latitude nord, l’île est séparée de la côte indienne de Coromandel par le golf de Manaar et le détroit de Palk, large de 30 km seulement. Ce monde miniaturisé est un lieu de grande diversité physique et humaine.
Tout est contraste ici et tout concourt à individualiser des régions bien typées et très distinctes: climat, relief, végétation, occupation humaine, développement économique et différences socio-culturelles. Le peuple, en grande majorité terrien, a toujours gardé des liens étroits avec le proche continent indien. La mer fut toujours considérée comme un élément étranger. La côte généralement basse et sableuse est bordée de cordons littoraux qui favorisent l’établissement de salines. Les plages se prêtent merveilleusement à l’aménagement balnéaire tandis que, seules deux rades naturelles en eau profonde, celles de Galle au sud et surtout celle de Trincomalee, au nord, offrent un abri sûr en toute saison. Le haut pays se situe au centre où s’élève un massif montagneux. Les altitudes demeurent relativement modestes. Le Pidurutalagala culmine à 2'524 m. A l’intérieur de ce haut pays s’ouvrent deux bassins d’altitude inférieure à 1000 m, celui de Kandy à l’ouest et celui d’Uva à l’est. Leurs bordures montagneuses forment un bourrelet de hauts plateaux surmontés de pics découpés comme le Sri Pada aussi nommé pic d’Adam par les musulmans et les chrétiens, mais les hindous proclament que l’empreinte longue de 1,6m est la marque de Shiva. C’est un lieu de pèlerinage pour ces trois religions.
De la légende au drapeau.
Une prophétie faite dans la province du Magadha, au nord-est de l’Inde, annonçait qu’une princesse serait un jour séduite par un lion. Pour prévenir pareille mésaventure, le seigneur du lieu isola sa fille dans une forteresse puissamment surveillée et gardée. Triste, la princesse trompa la vigilance de ses gardiens et s’enfuit. Tandis qu’elle traversait une forêt, un lion l’arrêta et la séduisit. Elle mit au monde deux jumeaux, une fille Sinha Valli et un garçon Sinha Bahu.
Ce dernier avait honte de son ascendance et devenu majeur, il rencontra et tua son père. Pour conjurer le sort, il épousa sa sœur et de leur nombreuse descendance naquit le prince Vijaya, dit le victorieux. Conquérant, il embarqua pour Ceylan avec une armée de 800 hommes. Grâce aux sortilèges de Kuveni, une yakkhini, il fut capturé. Hardi, il retourna la situation à son avantage et séduit Kuveni. Cette dernière l’assista dans la soumission du peuple des Yakkhas, le plus ancien de l’île. Il répudia alors Kuveni et convola avec une princesse de l’Inde du Sud. On retiendra que trois peuples apparaissent dans cette légende : les Yakkhas, aborigènes de Ceylan, les Sinhalas, descendants du lion (Sinha) et les Dravidiens, peuple de la princesse indienne épousée par Vijaya. Les Singhalais se reconnaissent dans les Sinhalas et le lion, dont ils descendent, figure sur le drapeau brandissant une épée. Cette légende impressionna les Anglais qui dès lors écrivirent le mot singhalais avec un s, se fondant sur l’éthymologie plutôt que sur la transcription de Ceylan qui lui fonde le mot de cingalais. D’ailleurs le singhala est devenu la langue nationale sri-lankaise.
Portrait rapide :
Superficie : 65'610 km2, soit l’équivalent du Benelux
Population : 19 millions d’habitants dont 74% de Singhalais, 18% de Tamouls, 5% d’Arabes, 1% d’Aborigènes, le solde se répartit entre européens et asiatiques
Capitale : Colombo – Anciennes capitales : Anuradhapura, Kandy
Régime politique : République démocratique socialiste
Monnaie : la roupie sri-lankaise : 100 cents - Change : 1 CH Fr. = 60 roupies / 1 US$ = 100 roupies
PIB / Habitant : 2'979 US dollars Langues : Singhalais (langue officielle) Tamoul, Anglais
Religions : Bouddhistes 74%, Hindouistes 18% Musulmans 5%, chrétiens 2%
Climat : Tropical – températures comprises entre 23 et 31° à Colombo, entre 14 et 24° dans le massif montagneux – deux zones : l’une sèche au sud-est et au nord-ouest, l’autre humide couvre les basses terres du sud-ouest. Enfin les hautes terres très arrosées et fraîches forment un bastion de sommets arrondis et des pentes qui accueillent les plantations de café puis de thé.
Activités : agriculture, textiles, mines, sylviculture, raffinage de pétrole, pêche
Ressources : thé, noix de coco, épices, fruits, bois, pierres précieuses et semi-précieuses (rubis, béryl, topaze, grenat, pierre de lune etc) minerai de fer. Le tourisme est aujourd’hui une ressource incontournable pour le PNB.
Croissance démographique : 18%o par an, Alphabétisation : plus de 80%
Espérance de vie : femmes 71 ans – hommes 67 ans
Moussons : ce terme vient de l’arabe et signifie saison. C’est un jeu alterné de pluies et de sécheresse qu’ont découvert les marins. Durant toute la période de la navigation à voile, on ne pouvait être porté vers l’Inde qu’en été et n’en repartir qu’en hiver. Les boutres étaient indiens mais les voiles dites " latines " furent inventées par les Arabes. La mousson justifia la création des comptoirs. La mousson d’été arrose généreusement l’île dans sa quasi totalité mais surtout le sud et l’ouest durant la période qui court de mai à septembre. La mousson d’hiver est davantage une saison humide qui concerne le nord-est et dure de décembre à février.
Transports intérieurs : un thème doit vous prévenir : "L’aventure c’est l’aventure ". trains :
4 grandes lignes : Colombo-Matara (sud), Colombo-Trincomalee (nord-est), Colombo-Badulla (centre) et Colombo-Vavuniya (nord). Les réservations ne sont possibles ( ?) que dans les villes de tête de ligne. Les horaires sont …souples. Un Intercity circule entre Colombo et Kandy. Plusieurs lignes d’autobus sont également possibles avec quelques Intercity. Mais attention, les bus ne partent pas selon un horaire très précis mais surtout une fois…pleins ! Notons encore que les infrastructures ferroviaire et routière ne relèvent, pour l’essentiel, que de celles héritées de l’époque coloniale anglaise. Cela contraint le voyageur à subir des heures de transfert pour ne couvrir que de très faibles distances (env. 4 heures pour 200 km). En tirer parti est une initiation à la découverte. Liaisons aériennes : après avoir été stoppées par sécurité, elles reprennent mais il est prudent de se renseigner avant de les envisager. Excursions organisées : On dit qu’à Ceylan les agences de voyages et les grands opérateurs sont aussi denses que la jungle. L’offre est en tout cas variée et relève parfois de la prise d’assaut du client potentiel.
Guerre et Paix : des pourparlers de paix basés sur des intentions exprimées en décembre 2001
se déroulent en Thailande. Les Tigres Tamouls viennent de renoncer à exiger l’indépendance et cela favorisera grandement le rétablissement de la paix dans le pays. Attention : certaines sources généralement bien informées indiquent que des territoires du nord seraient encore minés. Bon à savoir : un spécialiste qui connaît parfaitement cette destination : Lets Travel, 3, rue de Berne à Genève, Email : letstravel@letstravel.ch – letstravel.ch M. Louis Siriwardena, directeur. Les meilleures liaisons aériennes sont celles de SRI LANKAN (UL) Email : srilankan@srilankan.ch.- - Sri Lanka Tourism Board.
450 ans de domination étrangère
Les Romains la baptisèrent Taprobane, les Arabes Serendib, les Portugais Ceilas, les Anglais Ceylan. Des sites préhistoriques situés dans les terres hautes du Centre attestent d’une occupation humaine. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une infime partie de ce peuplement aborigène, les Veddas , que l’on dit fortement acculturé et que l’on situe dans la région de Mahiyangana, à l’ouest. Les principales composantes du peuple actuel proviennent du continent indien et sont représentées par les Dravidiens venus de la pointe méridionale et les Sinhalas (fils du lion) dont la langue est indo-européenne. C’est toutefois au 3ème siècle av.J.C. que Ceylan devient partie de l’immense empire des Maurya, véritable centre de diffusion du bouddhisme en Asie. Les Fils du Lion jouèrent un rôle très important dans la propagation de cette religion outre-mer. Leur souverain, Mahasena, fut le premier à embrasser cette doctrine.
Anuradhapura devint la première capitale, conjointement à son rôle de centre économique et culturel d’une civilisation exceptionnellement brillante et admirée de l’Antiquité asiatique. L’île est dépositaire des premiers enseignements de Bouddha mais aussi de reliques inestimables dont la dent du Maître. Au cours des 5ème et 6ème s. la dynastie des Cholas émerge au sud de l’Inde. Grands navigateurs dotés d’une puissante flotte très organisée, ils dominent alors la côte de Coromandel et le golfe de Bengale. Ils exploitent leurs avantages jusqu’en Indonésie et en Asie du sud-est. Au cours du 12ème s. les navigateurs et marchands arabes fondent une chaîne de comptoirs, tous situés à l’intérieur du triangle composé de Djibouti, Zanzibar et Ceylan qu’ils rebaptisent Serendib. Cependant, Ceylan se montra rétive face à ce nouvel enseignement. L’île allait connaître son âge d’or et être une véritable puissance sous le court règne de Parakrama Bahu. Ce fut ce grand souverain qui monta des expéditions militaires sur le contienent indien. Mais cette période annonça aussi le déclin. Quand Marco Polo y fit escale, il fut ébloui par les incommensurables richesses du pays. Et c’est justement la demande croissante d’épices et de soieries qui confirma le succès des comptoirs musulmans à travers l’océan indien. C’est ainsi aussi que naquirent celui de Malacca en Malaisie et celui de Canton en Chine. La chute de Parakrama Bahu ouvrit une période d’instabilité et favorisa la séparation des Singhalais et des Tamouls. Ces derniers s’installèrent dans la péninsule de Jaffna tandis que les seconds se fixèrent finalement à Kotte, aujourd’hui banlieue de Colombo.
Des Portugais à l’indépendance en passant par les Hollandais et les Anglais
Les marins portugais connaissaient les comptoirs arabes et surent utiliser la voie ainsi ouverte aux routes des épices et de la soie. Les étoiles les guidèrent vers la pointe de l’Afrique australe. Ils la baptisèrent Cap de Bonne Espérance. Ils prirent Malacca et poursuivirent vers l’Inde. Goa devint leur métropole administrative, culturelle et religieuse. Ils vécurent sous le signe du métissage et remplirent la double mission de trouver des épices et de convertir les peuples. Ils investirent Colombo, Galle et Puttalam, implantèrent des missions, bâtirent des églises avant d’avoir raison de Jaffna. Les Singhalais se replièrent à Kandy. Dès 1595, des sociétés capitalistes hollandaises financèrent des expéditions. Ainsi les Protestants mettaient en pièces les avancées catholiques. Habiles négociateurs, les Bataves établirent des contacts secrets avec la cour de Kandy et dénonçaient les méfaits des Lusitaniens. Ils chassèrent ces derniers et imposèrent la Réforme tout en rationalisant l’exploitation des richesses. Ils échouèrent dans leur tentative de prendre le contrôle du royaume de Kandy. Les Hollandais allaient eux aussi connaître le spectre de la concurrence. Celle-ci vint de la part des Anglais. Aidés du Grand Moghol pour l’ouverture de leurs comptoirs en Inde, ils bataillaient ferme avec la Compagnie des Indes de Colbert avant que ce dernier ne renonce à toute politique d’expansion. A la fin du 18ème s. ils firent basculer Ceylan dans l’escarcelle de l’East India Company. Toute l’île fut ainsi soumise et le royaume de Kandy, victime de ses querelles de succession, tomba à son tour. Une ère nouvelle d’économie de plantation s’ouvrait sur l’île. On y cultiva le café, le sucre puis l’évéa et le thé. L’esclavage aboli, on importait temporairement les travailleurs tamouls du sud de l’Inde. Ce furent les premiers saisonniers. Les Anglais développèrent les infrastructures, construisirent la première ligne de chemin de fer reliant Colombo à Kandy. C’était en 1867. En 1931, les Britanniques accordèrent un statut d’autonomie interne à l’île tout en préparant la décolonisation. L’indépendance intervint dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. L’United National Party prit alors en main le destin de Ceylan et lui rendit son nom de Sri Lanka. Mécontents d’être souvent écartés du pouvoir, les Tamouls se soulevèrent dès 1981 et se fédérèrent. Les Singhalais étant descendants du Lion, les indépendantistes tamouls s’instituèrent en Tigres revendicateurs. Dès juillet 1983 une guerre civile s’installe sur l’île de la canelle. Aujourd’hui les négociations de paix ont repris mais on doit admettre que le chemin qui restaurera une paix durable sera long et une diplomatie de patience.
Une offre extrêmement variée de découvertes
Contrairement aux Maldives qui basent leurs propositions de voyages sur la plongée sous-marine, la gastronomie marine et la relaxation, le Sri Lanka est une terre surprenante tant les buts de voyages sont nombreux et différents. Accomplir un voyage de douze heures pour s’accorder un séjour balnéaire fut-il complété d’un traitement ayurvédique, relève d’un certain mépris pour ce qui est bien plus qu’un simple paradis tropical. Plusieurs hôtels et même quelques cliniques et instituts spécialisés proposent des soins ayurvédiques. Cette science (ayur) de la vie et de la longévité (veda) vise le maintien de la santé par la connaissance de sa propre nature. Ainsi l’Ayurvéda distingue trois doshas, types ou humeurs de constitution : YATA = ether et Air, PITTA = feu et eau, KAPHA = terre et eau. Un examen permet de déterminer la constitution de chacun. Le massage aux huiles essentielles est un des éléments primordial de la cure. Un soin complet comprend un massage effectué par les pieds. Cette discipline médicale est née en Inde dans le Kerala et s’est développée au Sri Lanka également. Le centre le plus renommé du pays est celui du Jetwing Ayurvéda Center à Negombo, au nord de Colombo.
La vie sauvage
Au 3ème s. avant J.C., le roi Devanampiyatissa créa le premier sanctuaire mondial pour la faune et la flore à Mihintale. Ce trésor est aujourd’hui intacte. Les Anglais créèrent plusieurs jardins botaniques dans le but de recenser toutes les espèces de l’île et d’acclimater des espèces étrangères (thé, café, hévéa). Cette flore est riche de palmiers dits rotang ou talippot, de fougères arborescentes, d’hibiscus, de bougainvilliers, de crotons, de frangipaniers, d’anthurium et de toutes les plantes d’épices. Une véritable leçon d’histoire naturelle. Les eaux des lagunes sont bordées de palétuviers. Les jungles sont percées d’arbres géants tels fromagers et ébéniers. Ici le terme de jungle évoque plutôt un espace non cultivé et réservé à la vie sauvage. Du singe langur à la face sombre et au pelage gris clair, au porc-épic, en passant par le varan (water monitor), la tortue étoilée et la panthère. De merveilleux oiseaux tels que l’aigle-pêcheur, le paradisier, l’oiseau -serpent ou le tantale indien animent ce véritable jardin d’Eden. Les Horton Plains représentent une curiosité particulière : un plateau lointain recouvert de la dernière forêt de montagne subsistant dans l’île. Il offre un refuge à certaines espèces de faune et de flore qui ont disparu du reste du monde. Pour de très nombreux visiteurs les parcs nationaux tels YALA, WILPATTU et INGINIYAGALA , dotés de bungalows agrémentent heureusement le séjour. Des visites guidées en jeep couverte vont à la rencontre des léopards, des loris, des éléphants, singes, cerfs, ours et sangliers vivant en toute liberté. L’orphelinat des éléphants de Pinnawela est une autre expérience intéressante.
Quelques sites à ne pas manquer
Au Sri Lanka, culture et religion sont totalement interdépendantes. Les temples bouddhiques, les kowils hindous, les mosquées et les églises se côtoient dans un parfait œcuménisme. Anaradhapura, cité sacrée fondée au 5ème s. avant J.C. est vénérée comme un centre fondamental du bouddhisme. L’art sacré Bo, né d’un rameau issu de l’arbre sous lequel Bouddha a atteint l’éveil, est l’arbre vivant le plus ancien recensé par les archives historiques. A courte distance on verra les ruines du Palais de bronze, la Dagoba de Ruwanveliseya, (reliquaire monumental), le Bouddha assis, des temples, des parcs et des palais, vivants témoignage d’un art millénaire. Mihintale, le berceau du bouddhisme à Ceylan est un monastère où le prince Mahinda, en 247 avant J.C. introduisit cette religion. SIGIRIYA est une impressionnante forteresse construite au sommet d’un imposant bloc rocher que l’on atteint après avoir avalé quelque 1200 marches. Au passage on admire la 8ème merveille du monde, les fresques des " Vierges de Sigiriya " et les restes d’une étonnante et majestueuse galerie qui contenait, autrefois, 500 portraits. Une conspiration est à la base de l’installation sur ce roc et l’aménagement à son sommet d’une importante demeure avec piscine de Kasyapa, fils aîné du roi Dhatusena, qui destitua son père pour prendre sa place. La dernière capitale des rois Sinhala est le témoin vivant d’un très glorieux passé. Un lac agrémente ce paysage serein et dominant la ville se dresse le Dalada MALIGAWAD, temple où est conservée la relique de la Dent sacrée. La Pathiruppuwa (Tour octogonale) était à l’origine la tribune des apparitions royales. Elle a retrouvé ce rôle aujourd’hui car c’est là que tout nouveau chef de l’état vient prononcer son discours officiel. D’autres temples se trouvent à quelque distance et donnent un aperçu de quelques-uns des plus beaux trésors du Haut Moyen-Age de ce pays. On trouve encore dans les environs les Jardins Botaniques Royaux, un pittoresque campus universitaire et le Bain des éléphants. Au moment où la lune d’Août éclaire de sa blème lueur les plantations à flanc de collines (essentiellement du thé), Kandy devient le cadre de l’un des festivals les plus légendaires de toute l’Asie. Pendant dix jours, le vieux canon retentit au crépuscule pour donner le départ de la Perahera. Torches, trompettes, conques, hautbois et tambours illuminent et animent le chemin pour une scintillante procession. Le plus sacré des festivals se transforme alors en spectacle avec éléphants caparaçonnés d’or. On visitera avec plaisir les tailleries de pierres précieuses et les bijoutiers-joailliers dont la ville est le centre. L’architecture religieuse remonte à l’époque médiavale et offre des monuments époustouflants, étonnants ou simplement majestueux. Les bâtisseurs coloniaux firent aussi preuve d’un talent certain. Le métissage architectural est réel car il englobe le bouddhisme, l’hindouisme, l’islam et la chrétienté. La découverte est permanente. Les nouveaux complexes hôteliers s’inspirent souvent du confort international et de l’imagination débordante pour multiplier l’attractivité des offres. Les villages s’insèrent dans le paysage avec la modestie adéquate dans un si riche environnement. Le livre de Nicolas Bouvier Le Poisson –Scorpion est une introduction fascinante ; la déclaration de Richard Bach, l’auteur de " Jonathan Livingstone le goéland " : Ailleurs n’est jamais loin quand on aime, une incitation justifiée. bcf "
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