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La République tchèque s'ébroue et le tourisme la découvre
Posté le 08 mai 2004 à 21:21:31 CEST par pipps

Découvertes En République tchèque, les plats principaux proposés par les restaurants moyens ne sont pas obligatoirement générateurs d'orgasmes gastronomiques, alors que les soupes et les desserts méritent en général les plus grands éloges, sans oublier les remarquables bières. La faute en est peut-être aux difficiles aléas historiques du 20e siècle et à certains livres de recettes officielles. Pour comprendre, plongeons donc dans l'histoire, avant d'accompagnier le président de l'Association française des journalistes et écrivains du tourisme, Arnal Delforge, et les membres de l'AFJET qui ont suivi attentivement leur guide Milada Horàkovà dans une première exploration de la remarquable République tchèque de ce début du 21 siècle.(Photo: les ponts de Prague)

Histoire

Les Anciens se souviennent de l'active Tchécoslovaquie de Benes d'avant la seconde guerre mondiale, Mecque des porcelaines et cristaux, de la musique, des autos Tatra et Skoda, des sources thermales prestigieuses dont la réputation attiraient depuis deux siècles les Tsars venus en famille, l'inévitable empereur Franz-Josef d'Autriche-Hongrie et Sissi, la Cour d'Angleterre, les banquiers de Genève, tous à l'écoute "live" de Mozart, Beethoven et Goethe.

Vinrent la démission en 1939 des grandes Puissances à Munich face à Hitler, lorsque l'alliée tchèque fut sacrifiée, le démembrement du pays, l'occupation nazie, le ghetto de transit et site d'extermination de Theresienstadt (Terezin), le massacre de familles tchèques juives entières, dont 15.000 enfants, étape sanglante avant Auschwitz (en Pologne) pour les survivants à éliminer, la quasi éradication des Tziganes (le 7 mars 1943, le premier convoi de Roms tchèques et moraves quittait la gare principale de Brno pour ne s'arrêter qu'au camp de concentration d'Auschwitz); l'élimination de milliers de résistants, le massacre de Lidice, les horreurs du régime Tiso en Slovaquie, la mort à Terezin le 8 juin 1945 du poète français Robert Desnos, qui put encore y écrire un dernier poème qui nous est resté:

J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.

Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres
D’être cent fois plus ombre que l’ombre
D’être l’ombre qui viendra et reviendra dans ta vie ensoleillée


A consulter: http://www.memoire-net.org/rubrique.php3?id_rubrique=79

Des procès infâmes, des purges sanglantes

Après la guerre, la Tchécoslovaquie goûte trois ans de répit relatif et voici qu'en février 1948, les communistes organisent le "coup de Prague" et la Tchécoslovaquie se transforme rapidement en démocratie populaire satellite de l'URSS. L'agriculture est collectivisée, les églises attaquées, l'éducation et la vie culturelle et intellectuelle réorganisées selon les principes marxistes. Le procès des criminels de guerre est l'occasion d'un amalgame entre fascistes et anticommunistes, qui sont emprisonnés ou envoyés dans des camps de travail. Entre 1949 et 1954 plus de 40 000 personnes sont jugées pour atteinte à la sûreté de l'État et 178 exécutées. L'Église, les juifs survivants, les intellectuels et les anciens chefs des partis bourgeois sont les premiers visés.

Au début des années cinquante, une purge frappe le Parti communiste et ses principaux membres, tels Rudolf Slánsky (ancien secrétaire général du Parti), Vladimir Clementis (ancien ministre des Affaires étrangères) qui sont condamnés à mort après leurs aveux forcés au cours de procès publics à caractère antisémite. Arthur London, survivant de ces procès, en décrit les mécanismes dans son célèbre roman l'Aveu.

Havel et ses amis en prison

Dès 1963 cependant, les communistes de pure obédience qui occupaient le pouvoir sont contraints d'entreprendre la déstalinisation du pays en raison de graves difficultés économiques. Les victimes des purges de 1952 sont réhabilitées et Mgr Beran, archevêque de Prague, est libéré. Quarante ans se passent, au cours desquels le pays passe par des hauts et des bas: le gouvernement Dubcek précédant en 1968 les événements du Printemps de Prague suivis d'une invasion soviétique et le suicide par immolation du jeune Jan Palach symbolisant aux yeux du monde la résistance désespérée du peuple tchécoslovaque face à l'oppression. Dubcek, évincé , est remplacé par Husak qui annule en tant qu'allié fidèle de Moscou toutes les réformes. L'écrivain Václav Havel, le journaliste et dramaturge Jiri Dienstbier, le journaliste Petr Uhl et le mathématicien et philosophe Václav Benda, dirigeants du mouvement dissident de la Charte des 77 signée par mille intellectuels, hommes d'Eglise et ouvriers, sont emprisonnés en 1977.

Mais que pouvaient les politiciens communistes balourds, vicieux et vendus à Staline et ses successeurs contre la volonté populaire qui ne se décourageait pas et dont l'esprit de résistance plongeait dans les profondeurs créatrices de ses artistes et intellectuels présents ou en exil: les écrivains Milan Kundera, Bohumi Hrabal, les cinéastes Milos Forman, Ji?í Menzel, Vera Chytilova, Evald Schorm, les dramaturges et gens de théâtre qui allaient jouer un si grand rôle dans la Révolution de velours dont les prémices datent du 29 septembre 1989: 2 500 Allemands de l'Est voulant passer à l'Ouest se réfugièrent dans l'ambassade de l'Allemagne fédérale à Prague, donnant le signal de l'écroulement des régimes socialistes en Europe de l'Est.

La violente répression d'une manifestation d'étudiants, le 17 novembre 1989 fut le point d'orgue de la Révolution de velours qui entraîna la chute du communisme en Tchécoslovaquie. Après la démission du président Husák, le 10 décembre, l'Assemblée nationale plaça à sa tête Dubcek et élut Havel président de la Tchécoslovaquie.

La Tchécoslovaquie cesse d'exister

La Tchécoslovaquie cessa d'exister le 31 décembre 1992, et fut remplacée le lendemain par deux pays: la République tchèque et la Slovaquie qui élurent respectivement Václav Havel et Michal Ková? comme présidents. La raison de la scission plonge ses racines grosso modo dans les disparités économiques qui accrurent les divergences de vue entre les Tchèques, partisans d'une instauration rapide du libéralisme, et les Slovaques, favorables au maintien du rôle de l'État.

Aujourd'hui, après bientôt 70 ans de drames, la République tchèque a rejoint dans la dignité le cours normal de la vie tel qu'on l'entend communément. Il reste à guérir les blessures de l'âme, à gommer les cicatrices, à trouver ses repères. Les nouvelles générations, épaulées par l'Union Européenne, pourront oublier à jamais ces boulets du passé qui ont nom arrogance bureaucratique, manque d'esprit d'initiative, carcan psychologique. Les villes et villages sont heureusement intacts et reflètent la beauté des grandes architectures des siècles passés. Certes, Les Tchèques n'avaient pas bougé lors de la première révolte antisoviétique en Europe de l'Est, celle, tragique et avortée, de la Hongrie, en octobre/novembre 1956. On me disait à l'époque à Budapest, sans doute malicieusement, que les Hongrois agissaient comme des Polonais, que les Polonais (qui ne bougaient pas) se comportaient comme des Tchèques et que les Tchèques restaient fidèles à eux-mêmes . Quoiqu'il en soit, souhaitons-leur un avenir radieux.

On trouvera un remarquable historique dans "Tchécoslovaquie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2004
fr.encarta.msn.com © 1997-2004 Microsoft Corporation.


Il est temps de se promener dans le pays. Suivons Arnal Delforge.

La Bohème de Milada, en huit jours …

par Arnal Delforge, .
Président de l’Association française des journalistes et écrivains du tourisme.

La Bohème apparaît comme un pays irréel plein de magie et de mystère. Il s’agit d’une contrée de légendes, de fantômes, de muses, de contes ; il manquait une fée. L’AFJET l’a découverte à l’occasion de son voyage en République tchèque du 23 au 30 mars 2004. Elle s’appelle Milada ; son charme, son charisme sont irrésistibles ; elle dispose de pouvoirs surnaturels. Les portes des châteaux, des palais, des églises, des monastères, des auberges s’ouvrent sur un simple regard de sa part. (Photo: Milada)
.
Le premier jour, à peine étions-nous arrivés à Prague que d’un coup de baguette magique elle fait surgir au cœur de la cité notre premier lieu d’hébergement : un hôtel majestueux de 260 chambres vastes et hospitalières le Crowne Plaza. Né en 1954 remodelé en 2001 cet établissement était destiné aux officiers des troupes du Pacte de Varsovie. Il appartient désormais au groupe Austria Hotels.

A partir de là, parmi des palais comme celui de Wallenstein, ou des maisons de musiciens telle celle de Mozart, une visite de la ville nous conduit dans le singulier quartier de Mala Strana où côte-à-côte des petites tavernes rivalisent de pittoresque. Dans l’une d’elles nous savourons maintes spécialités locales.

Le lendemain, deuxième jour, notre cicérone Milada nous entraîne, à sa suite, à l’Ouest de Prague, vers les fameuses stations thermales de la République tchèque. Sur le parcours, elle fait étape dans le village médiéval de Loket (le méandre) situé sur un rocher et surmonté d’un château caractéristique du 13è siècle. Nous déjeunons astronomiquement dans une intime salle d’apparat, où Goethe nous avait précédés, sous un tableau de Rodolphe de Habsbourg.

Dans l’après-midi notre caravane fait son entrée dans une cité éclatante de beauté, d’architecture colorée, de colonnades : Karlovy Vary l’une des villes d’eaux les plus célèbres du monde. (Photo: une des galeries de dégustation des eaux de source à Karlsbad)

L’hôtel de 300 chambres***** qui nous est alloué a un aspect prestigieux et domine toute la station : il mérite bien, à tous égards, son nom d’ « Imperial ». Un funiculaire nous ramène à même notre cité aquatique.

Après avoir soigné qui son insuffisance respiratoire, qui sa pression artérielle, qui son stress et repéré les 13 sources curatives, nous allons admirer une sorte de monument historique créé en 1700 et toujours bien vivant: l’inimitable Grand Hôtel Pupp aux 110 chambres larges et hautes de plafond. Il possède en outre un équipement de salons, de halls de congrès et colloque innombrable. Il ressemble à un gigantesque ours blanc. Parmi son illustre clientèle, on relève le Tsar Pierre le Grand, J.S. Bach, l’impératrice d’Autriche Marie-Thérèse, Niccolò Paganini, Beethoven, Goethe, Chopin, Chateaubriand, Clemenceau, Juan Carlos, Gérard Depardieu… Ils venaient tout à la fois pour les eaux, le confort, la table et la beauté du site.

L’AFJET y fut honoré d’une merveilleuse collation.

Le soir nous partageons un dîner de terroir avec soupe et goulaschs dans une appétissante salle à manger de l’Hôtel thermal Jersenius, au cœur de la station, près des sources et des boutiques (il appartient à la chaîne Orea de vingt hôtels de bon confort à prix modéré).

Le troisième jour est d’abord consacré à un lieu de villégiature très prisé des familles de Tchéquie, le château de Mostov installé en pleine nature près de la ville de Cheb. Comme plusieurs autres il a été converti en hôtel d’une vingtaine de chambres à prix peu élevés. Un repas seigneurial nous attendait dans le gourmet restaurant de ce noble édifice. (Hôtel Zamek, Mostov à CHEB). On trouve dans son enceinte un musée de la porcelaine. (Photo: vitrail de Mucha éclairant l'escalier du lieu)

Après quoi, nous mettons le cap sur Marianské Lazné (Marienbad) où 40 sources jaillissent d'un profond sous-sol pour soigner entre autres : obésité, insuffisance rénale, etc.…

Cette station la plus médiatique et la plus cinématographique doit sa renommée à la présence assidue d'Edouard VII d'Angleterre au début du 20e siècle. On a pu admirer l'environnement de parcs, de colonnades, d'hôtels et d'établissements de soins grandioses, de théâtre, de fontaines artistement sculptées sans oublier une église russe.

La journée s'achève, en ville, au Butterfly Hotel *** de charme avec restauration raffinée et avenante. Il a 80 chambres, 47 employés et appartient à la Chaîne Danubius.

Le quatrième jour, nous rebroussons chemin vers Prague. Une incursion dans le quartier du château Hradeany nous fait découvrir un caveau original, historique et réputé, "U Cisaru", Lorezanska 175/5 Prague I. Dans cette taverne figurent des tableaux de maître représentant des empereurs qui furent aussi des rois et reines tchèques : Charles IV, Marie Thérèse et bien d'autres. Pour le repas, " choisissez la table de votre empereur", recommande le maître de maison. Soupe à l'oignon délicate, sauté de bœuf Stroganov, crêpes croustillantes, vin rouge agréablement corsé laissent un souvenir culinaire savoureux.

Puis, en cheminant dans la Capitale, en fin d'après midi, Milada nous réserve une joyeuse surprise : un spectacle inoubliable des Noces de Figaro au Théâtre National construit en 1868 et somptueusement décoré.

Notre hôtel le Praha ***** créé à l'époque communiste, est monumental, colossal. Il accueillait en cette période les délégations étrangères. Les chambres en apparaissent curieusement minces et longues. Son luxe de salles et salons en fait un lieu de congrès, de colloques et de conférences apprécié. Il possède 124 chambres et emploie 100 personnes. De l'extérieur, il évoque, avec ses lignes sinueuses, une gigantesque chenille se déployant au-dessus de Prague et de son château.Très prisé est son buffet petit déjeuner garni avec goût et opulence.

Le cinquième jour, consternation! Milada disparaît, prise par ses innombrables obligations. Curieusement, la personne qui la remplace lui ressemble traits pour traits. Nous aurait-elle délégué un clone, un sosie ? Rien de tout cela: elle s'est fait remplacer par sa sœur jumelle Helena. (Photo: Helena)

A l'instar de sa collatérale, Helena prit sur nous un ascendant immédiat. Tout comme sa sœur elle est dotée de pouvoirs surnaturels. Elle nous enfouit dans un minibus et nous nous retrouvons peu de temps après au milieu des souffleurs de verre dans la manufacture de cristal de Bohême Moser. Il s'agit de la plus importante d'Europe encore en fonction, mais assurée de l'éternité.(Photo: souffleurs de verre de la manufacture Moser)

Notre prêtresse Helena nous conduit ensuite dans les profondeurs d'une région de rêve, la Bohême du Sud On a ainsi l'impression que d'un coup de baguette magique elle fait défiler sous nos yeux des villages, des cités les plus typiques et ensorcelantes les unes que les autres:

Tabor où vinrent en 1420 se réfugier les disciples du martyr protestant Jan Huss et propager leur foi. A leur tête commandait le féroce et intrépide général borgne Jan Zigka de Trocnev dont on remarque l'imposante statue. Un bel éventail de maisons aux styles gothique, renaissance et baroque s'offre à nos regards. L'Hôtel de Ville fait impression avec une Tour et trois pignons.
Holàsovice, intéressante, avec une vaste place bordée d'édifices aux insolites ornements, elle figure depuis 1998 sur le répertoire de l'UNESCO.
Prachatice, saisissante, avec son centre historique, le clocher de l'Eglise St Jacob, construction gothique de 1513, l'Hôtel de Ville Renaissance, la Maison où Jan Huss vécut. Helena nous guide alors vers l'Hôtel Parkan, édifice du XIVè siècle, pour un repas moyenâgeux dans son restaurant aux plafonds voûtés et aux poutres apparentes. Il possède 28 chambres ***.

Cesky Krumlov : chef d'œuvre de cité médiévale, 14600 habitants, inscrite au patrimoine de l'UNESCO, se trouve dominé par un superbe château lui-même bâti sur une arrête rocheuse qui surplombe le fleuve Vltava. Ses ruelles, cours, places, cafés, tavernes, boutiques en font un des bourgs les plus divertissants à parcourir. Parmi ses curiosités existe depuis 1530 la brasserie Eggenberg, nom donné en hommage à une famille régnant autrefois sur la cité. La bière produite au houblon de Zatec a une saveur champêtre et boisée délectable. Pour en jouir pleinement, notre délégation a dîné dans la Taverne à bière contiguë, le "Pilvice" ; des mets substantiels et appétissants accompagnaient le breuvage sacré. (Photo: Cesky Krumlov)

Puis nous fûmes accueillis dans l'hôtel de charme Dvorak avec vue sur château, fleuve, maisons pittoresques. L'établissement compte 22 chambres ****, un effectif de 15 employés. Il fait partie de la chaîne Genevotel.

Le sixième jour, après maintes pérégrinations, nous atteignons Telc au sud de la Moravie. Cette étrange bourgade de 6130 h. bordée d'étangs au nord et au sud, est constituée d'un vaste rectangle dont les côtés consistent en façades Renaissance reposant sur des arcades. L'UNESCO n'est pas restée insensible à un tel décor en l'inscrivant au patrimoine mondial en 1992. Les délégués de l'AFJET ont éprouvé un vif plaisir à dîner et dormir dans une typique demeure du 16è siècle l'hôtel Cerny Orel ****, 28 chambres, 2 salles de restaurant, un wine bar. D'excellents menus de terroir arrosés de vins rouges délicatement boisés de Moravie ont fait impression.

Le septième jour notre délégation met le cap sur Kutnà Hora , 21700h., à 70 km à l'est de Prague. Cette ville était au Moyen Age l'une des plus prospères de Bohême grâce à ses gisements d'argent et à la ruée qu'ils ont suscitée. Le roi Wenceslas II fait frapper une nouvelle monnaie, le "Groschen de Prague", dans le bâtiment appelé aujourd'hui la Cour Italienne.

A voir : l'église Ste Barbe dédiée aux mineurs, le collège jésuite à la taille démesurée, le musée de la mine. A boire (ce que nous fîmes) au restaurant brasserie très populaire "Stara Fora", de savoureuses bières brunes et les meilleurs vins de Moravie. Les mets viandes, poissons des étangs alentour ne sont pas négligeables non plus.

Cette captivante cité fait aussi partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

En fin d'après midi du septième jour, des nourritures plus spirituelles nous seront dispensées à Prague, en l'église St Nicolas considérée en Europe comme le plus bel édifice barroque, sous forme d'un magnifique concert avec violon, violoncelle et piano. La soirée se poursuivra près du Pont Charles dans un restaurant musée bar, tout en verrière, à même le fleuve Vltava, le Kamenny Must.

La journée s'achèvera en apothéose pour le groupe des écrivains du tourisme de l'AFJET par leur installation à l'Iron Gate, un hôtel exceptionnel ***** de 1380 rénové au XXIe siècle au cœur du quartier historique de Prague.

Il se compose de 44 appartements de charme avec suite, décorés de fresques et meublés à l'antique ; certaines chambres aménagées dans une tour adjacente au bâtiment principal offrent une vue spectaculaire sur Prague. Rien ne manque dans la pièce contiguë à la chambre: kitchenette, salon parfois et tous les moyens de communication. Restaurant et café de style complètent cet équipement. Plusieurs catégories de prix sont proposées : bien sûr il y a la Tour suite à 990 €, mais aussi une série d'appartements de 85 à 320 € . Il existe des forfaits comme le forfait culture à 585 € : trois nuits + Mercedes pour transfert aéroport-hôtel et vice versa, buffet petit déjeuner, traitement VIP, un repas aux chandelles, carte d'accès aux musées.

Le huitième jour a été marqué, sous les auspices de Milada, par plusieurs événements, dont:
- la visite de l'extraordinaire bibliothèque municipale de Strahov avec ses superbes salles de philosophie, de théologie et sa galerie des peintures,
- la rencontre entre l'AFJET et l'Association tchèque ATCHET dans les locaux praguois de la Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme (FIJET) pour fêter les 50 ans de cette dernière. Une cérémonie réunit les deux Présidents tchèque et français et leurs délégations,
- le déjeuner gastronomique tchèque au bord de l'Vltava dans le cadre romantique et raffiné du restaurant Parnas en présence des deux bienfaitrices : la Fée suprême Milada et sa précieuse ambassadrice - sœur Helena.
Rarement dans ses voyages, l'AFJET n'a connu pareille fascination. Difficile d'en concevoir ou d'en imaginer un semblable sans le concours d'un cicérone ou d'un organisme expérimenté et talentueux : les tenants et aboutissants de Milada sont les suivants :
Milada Horàkovà - Directrice générale – FERTOUR Travel Agency Prague - Mosteckà 3/55
118 00 PRAHA 1 -
Tél. 00 420 2575 30 232
Fax 00 420 2575 31 570
mobil 606 379415 E Mail: fertour@vol.cz fertour-prague.com

Plus qu'une adresse, il s'agit d'un talisman, d'une clé pour découvrir l'étonnante République tchèque aux meilleures conditions.

Arnal Delforge

Photos par Marco Flaks

 
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